Bayrol Jimenez : The Roads of Devotion

Bayrol Jimenez
The Roads of Devotion
March 17 - April 28, 2012

Opening: March 17, 2012 / 6-9 pm 

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La galerie dukan hourdequin est heureuse de présenter The Roads of Devotion (17 mars – 28 avril 2012), la première exposition personnelle à la galerie de l’artiste mexicain Bayrol Jimenez (1984).

Quoique foncièrement hétéroclite, le travail de l’artiste demeure porté par le dessin. De la feuille il use avec gourmandise, qu’il recouvre le plus souvent à l’aide de l’encre et de la couleur acrylique. L’aisance de sa façon et la liberté du traitement formel donné à ses compositions puisent indéniablement certaines de leurs racines dans la tradition mexicaine d’un dessin virtuose, visuellement imposant et souvent empreint d’un commentaire social appuyé; une approche qui ne manque d’évoquer des figures ayant fait leurs armes dans la première moitié du XXe siècle, tels Leopoldo Méndez (1902-1969) ou Feliciano Peña (1915-1982), par exemple.
Pourtant Bayrol Jiménez, sans doute soucieux de ne pas céder à une apparente facilité, semble vouloir pousser plus loin encore ces principes, vers une sorte de paroxysme faisant de la saturation de l’espace et du champ visuel l’une de ses marques de fabrique. […] Les compositions elles-mêmes ne sont pourtant pas en reste en termes de substance, qui apparaissent adeptes du mélange et de la superposition et voient se télescoper des motifs variés, voire parfois antagonistes … de prime abord seulement. Etroitement imbriquées, ces associations d’images et d’idées lui permettent d’établir des narrations, d’élaborer de véritables scenarii, presque des jeux de piste, qui néanmoins tendent à éviter un effet de révélation direct et immédiat, tant visuellement que dans la délivrance d’un quelconque message. […]
Face à l’évocation d’un tel mode opératoire, Roberto Bolaño resurgit alors, qui dans son court roman Anvers proposait une narration non linéaire, décousue, disloquée, sans structure apparente, avec des chapitres s’enchainant sans parfois de liens évidents entre eux, générant une sensation diffuse, une atmosphère enveloppante. L’écrivain appliquait là presque une esthétique du collage ; Bayrol Jiménez ne procède pas autrement. D’autant qu’au-delà de ses feuilles isolées, l’artiste aime à envisager le dessin tel une base propice à une pratique plus étendue. […] Emerge alors une conception ouverte du dessin trouvant à s’épanouir dans l’installation.

Frédéric Bonnet
Extrait du texte de Frédéric Bonnet pour la publication à paraître accompagnant l’exposition 


dukan hourdequin gallery is pleased to present The Roads of Devotion (March 17 – April 28, 2012), the first solo exhibition at the gallery by Mexican artist Bayrol Jimenez (1984).

While radically disparate, Jiménez's work is driven mainly by drawing. He has an enormous appetite for paper, covering it most of the time with ink and acrylic paint. The ease of his manner and the freedom of the formal treatment he accords his compositions unquestionably have their roots partially in the Mexican tradition of drawing that's virtuosic, visually imposing and often marked by frank social commentary; an approach that inevitably conjures up such major figures of the first half of the twentieth century as Leopoldo Méndez (1902-1969) and Feliciano Peña (1915-1982), to name but two.
Bayrol Jiménez, however, doubtless bent on skirting the trap of overt facility, seems determined to push these principles even further, towards a kind of paroxysm that makes saturation of space and the visual field one of its trademarks. […] Nor are the compositions themselves lacking in substance, appearing capable of accommodating mixes, overlays and collisions between varied and, sometimes, contradictory motifs. But this is only a first-glance impression: these tightly interlocking associations of images and ideas let the artist establish narratives and set up genuine scenarios – kinds of pursuit games, almost – which nonetheless tend to prevent revelations that are too direct and immediate, visually or in terms of delivering some message or other. […]
This modus operandi brings us back to Roberto Bolaño: he who in the short novel Antwerp offers a non-linear narrative – fragmented, dislocated, apparently without structure – whose chapters succeed each other sometimes with no clear connection, generating a diffuse sensation, an all-enveloping atmosphere. Here the writer is applying something very close to collage; which is exactly what Bayrol Jiménez does, too.
All the more so that, looking beyond his individual sheets of paper, he likes to think of drawing as a launchpad for extending his practice […] What emerges is an open-ended conception of drawing that blossoms in his installations.

Frédéric Bonnet

Extracted from Frédéric Bonnet’s text for the publication made for the show